DU TISSAGE DES FORMES

AUX ENTRELACS DE LA VIE


 
 

Chapitre II

LES VIBRATIONS DE LA VIE


OU

LES SPIRES DU SERPENT


( Ce chapitre a été publié dans la revue "Arkologie Fondamentale" n° 21, février 2001) et consultable sur http://www.arkologie.com/revues/livre_19.pdf


Le son tout comme la lumière est vibration et, dans cet ordre, le Son par excellence est le Om, le Son primordial originel, « ce dernier est en effet la forme originelle de tous les mots et de tous les objets.(1) »
L'Orient en a fait le Mantra premier.
« De tous les noms et de toutes les formes de Dieu, la syllabe monogrammatique Om, qui totalise les sons et la musique des sphères chantée par le Soleil résonnant, est le meilleur.(2) »

C'est le Son éternel, la pure vibration, le Son inarticulable, « le Nom Saint qui est lancé à travers l'Espace(3) ».
Est-ce ce Son par excellence qu'écoute Milarepa dans sa grotte en portant la main à son oreille ?

 




Milarepa, le yogi tibétain, à l’Ecoute du Son inaudible.

Qu'en dit la divine Shakti, la Déesse primordiale, la Mère des Dieux ?

« Nectar des Dieux,

Tu es l'Impérissable, l'Eternelle,

la Syllabe OM, aux trois constituants.

Oui ! Tu es l'Essence éternelle

du Son que l'on ne peut produire

car il est inarticulable.(4) »

 



La syllabe OM.

Cette vérité est toujours maintenue : « Le Om, c'est le Fil, le déploiement conscient (5) » et ce Fil conducteur induit la manifestation depuis le Point créateur de cette vibration.
La conscience de ce Fil nous rend participant à ce qui est notre création, nous-mêmes en tant que créature se créant par le divin de nous. La forme, essentiellement transitoire, éphémère, est alors en quelque sorte l'Energie se nouant et se dénouant dans la Danse cosmique. L'être humain entre tout naturellement en résonance avec les sons et son corps vibre, se déploie, ondule, danse, entre en transe à l'audition de certaines musiques. D'autres sons déclenchent et canalisent son agressivité ou son goût de l'ordre, comme le son du clairon et la musique militaire.
Est-ce un hasard si toutes les danses traditionnelles de toutes les tribus humaines sont vibration des corps, déroulements en cercles et spirales, imitation de la reptation du serpent ?
Chez les indiens Zunis habitant encore les pueblos au Nouveau Mexique, la fête du solstice d'hiver, fête du Nouvel An, donnait lieu à des “chants spirales” et à des “danses spirales” (6).
Chez le peuple Bavenda d'Afrique du Sud, les jeunes vierges obtiennent la fertilité due à l'harmonie cosmique « au moyen d'une danse où elles s'identifient à la force du serpent.(7) » ; après les pluies, les danseurs bavendas « tournent en des mouvements rythmiques rappelant les enroulements sinueux du python(8) », lors d'une danse appelée Deumba.
C'est encore la danse du Serpent Yougousserou, le premier ancêtre, que les Dogons commémorent tous les soixante ans lors des fêtes du Sigi, qui s'étalent sur sept ans(9). Que dansent-ils ? Sa mort, ses funérailles et sa résurrection. Ils sortent, à cette occasion, les masques du Grand Serpent peint de blanc pour l'air, de rouge pour le feu, de noir pour l'eau et d'ocre pour la terre. Lors des fêtes, lorsqu'ils attendent la distribution de dolo, la bière fermentée, les Dogons se mettent spontanément en une longue file sinueuse ; lorsqu'ils dansent au son des tambours, c'est aussi en longue file sinueuse, spiralée et ondulante comme la parole apportée par l'ancêtre serpent Nommo.

En Orient, toute la création est vue comme la Danse de Shiva, dieu de la destruction et de la dissolution, et le cinéaste Lionel Tardif a filmé La Danse du Serpent qui figure la montée du serpent kundalini dans le corps de la danseuse. L'Energie de la Vie, lorsqu'elle s'élève dans la colonne vertébrale de l'homme ou de la femme, met en vibration les chakras du corps ; elle suit, comme un Fil d'Ariane, les nadis idha et pingala qui s'enroulent autour de la colonne vertébrale comme les serpents du caducée d'Hermès, et elle ouvre les nœuds de ces centres énergétiques souvent en sommeil, atrophiés. De même que quelqu'un qui n'a pas marché depuis très longtemps perd ses forces et l'usage de cette fonction, l'humain qui place toute son énergie dans les extérieurs perd la réceptivité et la sensibilité de ces centres. Il les dit subtils mais c'est principalement sa capacité d'accueil à l'essentiel qu'il a laissé s'atrophier ou se paralyser. L'usage de ces fonctions peut être réanimé selon divers processus que suivent tous les arts traditionnels, yoga, taï ji, kendo, calligraphie, musiques sacrées, mudras, chants mantriques...
La maîtrise de la respiration est une des clefs pour leur réanimation car il ne s'agit plus seulement d'une simple oxygénation des poumons mais d'une circulation plus subtile du prana dans les nadis, voire ensuite du “prana” du prana en quelque sorte ; le prana est l'énergie subtile contenue dans l'air et le “prana” du prana en est la quintessence.
Le fil de la respiration maintient la vie corporelle et la respiration consciente ouvre les portes sur ce que sont les différentes enveloppes de ce corps. Le Souffle est expir et inspir(10), mots dans lesquels la sonorité “spir” parle d'elle-même et, pour les familiers de l'écoute des sonorités, n'est-il pas naturel de rapprocher “spire”, “serpent” et spirale car le Souffle, l'Esprit, va s'imager tout naturellement par la Spirale. ?

 


Marque d'un imprimeur du XVIe s.

Ces deux mots, Spirale et Esprit, portent la même empreinte révélatrice et sont associés en cela par la sonorité au mot Serpent. La lettre S, par sa graphie, image parfaitement cette onde de vie qui descend d'en haut, de la Source et sa sinuosité évoque celle du serpent en reptation.
La science contemporaine fait des rapprochements intéressants qui viennent corroborer les connaissances traditionnelles des anciens sages. Pour décrire le comportement des particules élémentaires dans une chambre à bulle, leur danse en quelque sorte, le physicien Fritjof Capra a utilisé le modèle employé par les Védas pour décrire le comportement de Shiva, le Danseur Cosmique(11) ! Dans le dense de la matière, la transcendance s'exprime par la danse traversant toute chose et tout être, trans-en-dance énonce l'euphonie qui fit qualifier de Langue des Oiseaux la Langue des Dieux.
En Grèce se danse toujours à l'heure actuelle la Danse des Grues que Thésée et ses compagnons improvisèrent sur l'île de Délos, après leur sortie du labyrinthe de Crète et leur fuite. Des hommes et femmes dansèrent ensemble pour la première fois en cette occasion, nous dit la légende. Cette Danse des Grues mime la descente et la sortie du labyrinthe - en réalité un tracé à voie unique - après que Thésée eut vaincu le Minotaure, monstre mi-homme mi-bête. Le fil d'Ariane permit à Thésée de ressortir en suivant les méandres d'un labyrinthe très proche de la spirale, se déroulant à la façon du serpent. Des danses labyrinthiques, tel le Pas de Yu, ont existé également en Chine.

 



Le tracé du labyrinthe crétois,
 le tracé du fil d'Ariane dans ce labyrinthe, tracé comprenant sept volutes.(14)

Mais la danse n'est-elle pas à tous les stades de la vie ? La science actuelle rejoint l'ancienne connaissance. Il suffit « d'observer la “danse des chromosomes”, qui se déroule lors de la duplication de la cellule, pour voir l'ADN (12) se mouvoir de façon très précise : les chromosomes se dupliquent et s'assemblent par paires, puis les deux ensembles de chromosomes s'alignent le long du plan central de la cellule, et migrent vers leurs deux pôles respectifs, chaque membre de chaque paire se dirigeant toujours dans le sens contraire de son compagnon. Comment cette “majestueuse et stupéfiante pavane(16) ” pouvait-elle se dérouler sans qu'il y ait une part d'intention ? (13) »
Sous-jacente à la vie, une direction d'intention commence à être perçue et reconnue, et cela en dehors de tout dogme. La science a voulu la nier pour objectiver, pensait-elle mais aussi pour s'émanciper des contraintes aberrantes de religions maladroites, voire absurdes dans leurs dogmatismes. Mais prenant conscience de l'inévitable subjectivité inhérente à l'inter-action observateur-observé, elle découvre qu'elle n'est qu'un moyen parmi d'autres pour tenter de connaître, moyen qui n'est ni le plus efficace, ni le plus rapide. « La Vie (...) ne peut être expliquée mais seulement vécue, et c'est dans la Vérité de ces mots très simples que vous trouverez la raison pour laquelle même les plus grands savants n'ont jamais pu la contenir ni dans leurs mains ni dans leurs cerveaux mais elle se traduit justement pour eux dans leurs recherches pour le bienfait de l'humanité.(14) »
Du point de vue physique : « Nous sommes vraiment faits de poussières d'étoiles(16) » constate l'astronome Hubert Reeves. Notre soleil est né « à la périphérie d'une galaxie spirale, la Voie lactée(17) », et la rotation rapide d'une centaine de milliards d'étoiles maintenues ensemble par la force de gravité autour de son centre donne à notre galaxie une forme aplatie. Les jeunes étoiles se disposent en forme de spirale comme on peut l'observer dans la galaxie spirale Messier distante de quelques quinze millions d'années-lumière de la terre. Ainsi donc l'univers image cette vérité gravée depuis toujours par les hommes, les mêmes lois régissant toutes choses.

1 - Bhartrhari - Vakya padiya bhammakanda.
2 - COOMARASWAMY, Ananda K. - Hindouisme et Bouddhisme - Gallimard, 1949, p. 27.
3 - PLATON, Karuna - Les Sons de Dieu - Op. cit., p. 106.
4 - VARENNE, Jean - L'Enseignement secret de la Divine Shakti - Grasset, 1995 - A la Mère des Dieux - p. 236.
5 - MONIN, Emmanuel-Yves - Conférence inédite.
6 - MULLER, Werner - Les religions des indiens d'Amérique du Nord, in Les religions amérindiennes - Trad. de l'allemand par L. Jospin, Paris, 1962, p.292.
7 - PURCE Jill - La Spirale mystique : le voyage itinérant de l'âme - Op. cit., fig. 59.
8 - Ibidem.
9 - Ce sont les imprégnations terrestres de l'énergie radiative de Sirius, énergie qui a marqué « l'Aube du jour de la Terre », qui sont alors revivifiées. Voir PLATON, Karuna - L'Instruction du Verseur d'Eau - Op. cit., p. 376-378.
10 - De plus Pyr signifie feu. Euphoniquement, spir : Energie-Feu.
11 - Voir CAPRA, Fritjof - Le Tao de la Physique - Op. cit.
12 - Acide désoxyribonucléïque. « Les molécules d'ADN sont de longues chaînes faites alternativement de molécules de sucres et de phosphates, d'où sortent des structures composées de quatre types de molécules appelées “bases”. Deux de ces bases sont de très petites molécules, la thymine et la cytosine, composées d'atomes de carbone, d'azote, d'oxygène et d'hydrogène arrangés en hexagones. Les deux autres bases, la guanine et l'adénine sont de plus grosses molécules dans lesquelles les atomes sont arrangés en hexagones liés avec des pentagones. Ces quatre bases forment l'alphabet du code génétique, comme les vingt-six lettres de l'alphabet romain constituent le fondement de la langue française. » - TRINH XUAN THUAN - Le Chaos et l'Harmonie - Op. cit., p. 350-351. A remarquer que carbone (C), hydrogène (H), azote (A), oxygène (O) et soufre (S) donnent, par leurs symboles chimiques : CHAOS !
13 - MARGULIS, Lynn et DORION, Sagan - L'univers bactériel : les nouveaux rapports de l'homme et de la nature - A. Michel, 1989.
14 - Le Serpent cosmique : l'ADN et les origines du savoir - Op. cit., p. 136.
15 - Les Sons de Dieu - Op. cit., p. 15.
16 - REEVES, Hubert - La plus belle histoire du monde : les secrets de nos origines - Seuil, 1996, p. 54.
Dans le ciel, il existe des trous noirs par paires (points de l'espace où la gravité est si grande que la lumière ne peut s'échapper) ; chacun de ces trous noirs tombe en spirale vers l'autre en émettant des ondes gravitationnelles.
17 - Ibidem, p. 55.

 
Tous les peuples ont su d'instinct dessiner la spirale comme la représentation, l'image la plus simple de l'expansion depuis le Point initial.
Ce Point symbolique engendre une courbe s'enroulant sur elle-même en s'écartant de plus en plus de son centre dans son évolution. A moins qu'on ne la voit au contraire dans son mouvement inverse d'involution, de concentration et de retour à ce Point, d'où la question : la spirale s'enroule-t-elle ou se déroule-t-elle ? La crosse végétale de la fougère se déroule vers la lumière depuis sa propre pesanteur, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Ce mouvement est ressenti comme une ouverture, une libération alors que le mouvement contraire d'enroulement dans le sens des aiguilles est fermeture, densification, concentration. « En Nouvelle-Zélande, pour les Maoris, la tige de la fougère enroulée représentait la continuation de l'espèce.(18) »
Sur les branches des arbres, les pétioles des feuillages se répartissent en spirale. Ammonites, nautiles et escargots se déploient ainsi (19). Et l'harmonie de la spirale logarithmique, mue par le Nombre d'Or (20) qui sous-tend certaines formes, est fascinante.
Dans la nature, le mouvement d'ondulation, le mouvement d'enroulement et de déroulement spiralé est par excellence reptilien.

Lorsque le serpent rampe, son corps ondule, vibre.
Il se meut en effet en déroulant et en enroulant son corps qui glisse avec une surprenante rapidité ; il est une onde animée, concrète, visible et il a frappé l'imagination de tous les peuples sous toutes les latitudes.
Ce mouvement image naturellement l'énergie de la vie dans toutes les traditions, et le Serpent
Premier (24)symbolise la substance indifférenciée dans son extraordinaire agitation.

 



Borne assyrienne de Suze.
Le serpent représente le cours de la lune.

La spirale est donc associée partout au serpent, serpent lové sur lui-même comme le sculptent les Yorubas du Nigéria, comme le gravent dans le bronze les Yorubas du Bénin, Serpent à plumes mexicain enroulé sur lui-même, Naga-grand-Serpent-Roi en Inde, serpent Kundalini lové au bas de la colonne vertébrale de l'homme, serpents des aborigènes australiens souvent représentés dans leurs peintures traditionnelles, serpents-guérisseurs des dessins navajos tracés sur le sable, serpents-arc-en-ciel des africains, serpent-dragon-vouivre des églises romanes...

 



Plafond sculpté. Inde.
VIème siècle av. J.-C.

 



Bois sculpté du Nigéria (21).

 




Dessin rituel des Navaros.

Le Tertre du Serpent des Indiens Adenas, dans le Comté de l'Ohio (U.S.A.) illustre bien les méandres du serpent qui se déploie à partir de la spirale.

 



Tertre du Serpent.
Comté de l'Ohio. U.S.A.

N'est-il pas étonnant d'apprendre qu'autrefois, le dallage de l'église San-Andriano à Rome (XIIème s. environ), s'ornait un labyrinthe représentant un serpent en spirale dont la tête marquait le centre ?

 




Mosaïque. Dallage de l'église San Andriano, Rome, VIe-XIIe s., actuellement disparu.

Plus étonnamment encore : « “La première spirale connue dans l'histoire de l'art, un talisman paléolithique provenant d'une sépulture rituelle de Sibérie, montre une septuple (deux fois trois et demie) spirale entourée de quatre spirales. Au revers sont trois serpents sinueux.(22)” Le plus intéressant est de voir que le centre de la spirale est percé d'un trou qui indique la nature du Principe (23) », ce Point Originel d'un autre ordre, ce vide plein de tous les possibles.

 



Talisman en ivoire de mammouth,
Mal'ta, région du lac Baïkal, Sibérie.

Nous ne pouvons que donner quelques exemples divers parmi une multitude de possibles, les mêmes inspirations s'étant, partout, traduites par des représentations similaires. La spirale est de tous les temps comme le montre l'abondance des illustrations du livre de Jill Purce, La spirale mystique, le voyage itinérant de l'âme.
Les Guanches des îles Canaries la tracent sur les murs de leurs habitations.



Dessins traditionnels des Guanches, aborigènes des îles Canaries (Espagne).
Façade d'une maison guanche à Viraflor, île de Ténérife.

Les aborigènes de l'Ile de Pâques ont sculpté sur la face dorsale des Moais une colonne vertébrale stylisée de la nuque au sacrum, axe terre-ciel. Sur les fesses, les spirales symbolisent la force de vie.

 




Dos d'un Moai pascuan.

On retrouve la spirale sur les pierres appelées Bethel par les Hébreux, mot signifiant « la Maison de Dieu », pierres découvertes dans des tombes ou dans des labyrinthes.
La spirale est onde de vie, vibration créatrice chez les Dogons des falaises de Bandiagara (Mali) où une spirale de cuivre rouge à trois tours, masculine, première parole du dieu Amma, entoure une poterie, matrice originelle que la semence divine, cette première parole, féconde.

 




Bethel. Pierre provenant de Glas Towic, Ecosse, IIIe millénaire.


 



Tatouage d'un Maori. Nouvelle Zélande.

La spirale se retrouve dans les tatouages traditionnels des Maoris de Nouvelle-Zélande, comme dans ceux des pascuans, ainsi qu'en Afrique et en Nouvelle Guinée. « En inscrivant sur son propre corps ce qui, après lui, fut gravé sur des pierres, l'homme primitif intensifiait et maîtrisait le flux d'énergie que représentent les tourbillons. C'est ainsi que la spirale vient représenter la clé de l'immortalité(24) . »
En Europe, l'ancien jeu de l'Oie des petits enfants déroule, en une spirale involutive, le parcours de tout humain vers le paradis en imageant les rencontres, aides et obstacles à éviter pour ne pas faire retour en arrière, voire même à la case départ, ou bien pour faire des bons en avant. La Mère l'Oie, l'amère loi de la vie, montre qu'en étant par sept fois neuf on atteint le but (25). Au Moyen Age, ce Jeu , avec ses embûches sur le parcours, imageant le pèlerinage humain sur cette terre, était appelé Jeu de Dédale.

 



Jeu de l'oie.

La spirale symbolise en Afrique comme ailleurs l'Origine de la vie et son déploiement. La trajectoire de l'homme dans l'univers est semblable à celle du Soleil : « comme le soleil, il naît à l'Est, poursuit son ascension jusqu'au sommet cosmique, puis entame la descente vers l'Ouest qu'il atteint en mourant au monde visible. Ensuite son voyage se poursuit dans l'autre monde vers les profondeurs cosmiques où deux possibilités l'attendent : ou bien il y séjourne un certain temps, comme dans le plan visible, pour ensuite continuer son voyage vers l'Est où il va renaître, ou bien il revient chez son Créateur pour recevoir une mission avant de continuer pour une nouvelle naissance vers l'Est. L'être humain reste dans un perpétuel mouvement dont il participe comme une force en interaction et interrelation avec d'autres forces.(25) »

 



Composition symbolique africaine reproduisant
la trajectoire de l'homme dans l'univers
et le chemin qu'il poursuit pour son accomplissement. 
  Congo démocratique, ex-Zaïre.
Dans le monde des Essences, le seul réel pour le mystique, pour le métaphysicien, la même vérité demeure.
Dans le cheminement initiatique, le cheminement du retour au Point initial, le parcours se fait par l'« Ecole Labyrinthe(26) », puis, par le Fil du Lien Vital, naît la simple spirale qui se poursuit « dans la Spirale Ethérée des Mondes Fluidiques.(27) »



18 - LE CALVEZ François, MONCONDUIT Daniel et VAN DEN HEEDE Patrick - Ile de Pâques : à la rencontre du Mana - A. Michel, 1993, p. 60.
19 - Voir également l'article : Le labyrinthe dans la spirale du bigorneau - Revue Autrement, n° 105, mai 1990.
20 - Le Nombre d'Or est mathématiquement le rapport du côté du pentagone étoilé (ou la diagonale du pentagone convexe) au côté du pentagone convexe. C'est un nombre dit irrationnel dont la valeur est : Ø = (1+ racine de 5) : 2 = 1,618...
21 - Panneau de bois sculpté , Londres, Museum of Mankinde.
22 - La Spirale mystique : le voyage itinérant de l'âme - Op. cit., p. 101.
23 - La Vouivre, un Symbole universel - Op. cit., p. 286.
24 - La Spirale mystique : le voyage itinérant de l'âme - Op. cit., fig. 47.
25 - FAÏK-NZUJI, Clémentine M. - Symboles africains ... - Op. cit., p. 14-15.
26 - L'Instruction du Verseur d'Eau - Op. cit., p. 129.
27 - Ibidem., p. 137.

 



Mandala des Spirales. Gouache.



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